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QUEL EST LE STATUT JURIDIQUE DES MOYENS DE CONTRACEPTION ?

Thursday 17 January 2019

 

D’après Djâbir b. ‘Abdillâh, les compagnons du Prophète (PSL) pratiquaient le retrait coïtal[1] alors que le Coran était en cours de révélation (Muslim, 1440).

Dans une autre tradition rapportée toujours par ce même compagnon, un homme confia au Prophète (PSL) qu’il possède une servante et pratique avec elle le retrait coïtal. Le Prophète (PSL) l’informa alors que cette méthode n’empêchera guère la volonté de Dieu de leur accorder un enfant si telle est Sa volonté (Muslim, 1439).

À partir de ces traditions, les juristes sont majoritairement d’avis que le retrait coïtal est permis à condition que la femme accepte cette méthode contraceptive, sinon cela est interdit. Les juristes contemporains (la commission des juristes d’Al-Azhar, shaykh Al-Qardhâwî, Az-Zuhaylî) ont déduit de cette pratique le statut juridique des pilules contraceptives.

Ainsi, la prise de la pilule est permise sous trois conditions majeures, la première renvoie à l’accord des deux conjoints. La deuxième est relative à l’absence de dangerosité physiologique de ce médicament. La troisième met en évidence le caractère temporaire de cette utilisation. Il est interdit de la prendre de manière définitive dans le but de ne pas enfanter. Une fois ces trois conditions vérifiées, cette méthode devient permise.

Dieu est le plus Sage et le plus Savant !



[1] L’éjaculation hors du vagin.